Le passage des grues cendrées
Quelques nuits d'automne, sous le couloir de migration.
Chaque automne, les grues cendrées quittent le nord de l'Europe pour l'Espagne. Le couloir traverse la France du nord-est au sud-ouest et passe par le centre, entre deux cents et mille cinq cents mètres. Leur cri porte à quatre kilomètres : on les entend bien avant de les voir.
Tarifs TTC, taxe de séjour en sus.
Le séjour
Le passage dure quelques jours. Personne ne sait lesquels. On guette le ciel au petit matin, on tend l'oreille au crépuscule, et un soir la clameur arrive.
Elles volent en V ou en Y, se relaient en tête, et montent jusqu'à quatre-vingt-dix kilomètres-heure quand le vent pousse. Deux mille cinq cents kilomètres depuis la Scandinavie et l'Allemagne. Ce qui les met en route, ce n'est pas le calendrier, c'est le gel des sols.
Nous n'organisons rien. Pas de sortie guidée, pas d'observatoire, pas d'horaire. Un transat sous le tilleul, une couverture, et le temps qu'il faut.
L'automne au domaine, c'est aussi la lumière basse sur les prés, les dernières courges du potager et le premier feu dans le poêle.